Chocolaterie de Bourgogne : nouveau sursis jusqu'au 24 janvier !

Publié le 18/12/2017 (mis à jour le 11/01/2018)

La CFDT appellait de nouveau ce jeudi 11 janvier 2018 à un rassemblement devant le tribunal de commerce à 15 heures pour soutenir une amélioration de l'offre sociale de LACASA, seul repreneur potentiel jusqu'à aujourd'hui sans que ce dernier subisse les erreurs des précédents actionnaires ! Nouveau sursis jusqu'au 24 janvier avec l'apparation d'une nouvelle lettre d 'intention d'un italien !

Rassemblement devant le tribunal de commerce le jeudi 11 janvier 2018 ; une offre sociale un tout petit peu améliorée de l'espagnol LACASA et une lettre d'intention sans précisions d'un nouveau repreneur potentiel italien !

 

Rappel rapide des faits : l’ancienne Chocolaterie Lanvin passée entre les mains de deux   multinationales (Nestlé et  Barry Callebaut), est devenue ensuite une PME de 185 salariés  et possède deux boutiques sur Dijon.   Les raisons des difficultés sont multiples : 

  • l’incapacité des actionnaires et du fond d’investissement Hollandais  NIMBUS/ VAROVA  à organiser un développement commercial et industriel en rapport avec les capacités de l’usine de Dijon ;
  • les financements insuffisants alloués dès la reprise, avec des tensions de trésorerie qui remontent à 2015 ;
  • les désaccords entre actionnaires historiques.

 Puis des acteurs politiques et économiques locaux - dont de nouveaux actionnaires - disent fin juillet 2017 vouloir recapitaliser  l’entreprise, et moins de 3 mois la conduisent au redressement judiciaire au bord de la liquidation ! Tout cela sans passer par une période de sauvegarde et surtout sans jamais rencontrer les salariés et les représentants du personnel…. C’est incompréhensible !

 

Et aujourd’hui ?

 Chocolaterie de bourgogne a des atouts industriels et des salariés compétents ! Deux projets de reprises industriels seront examinés mercredi par le Tribunal de Commerce, dont un pourrait donner un sens au maintien du site et de l’espoir aux salariés. Mais il faut quelques mois pour qu’une offre ferme  aboutisse et le tribunal ne pourra pas prolonger l’activité sans argent alors queles caisses de l’entreprise sont vides !! 

 Les élus CFDT de la Chocolaterie de Bourgogne demandent donc du temps et de l’argent pour tenir quelques mois et laisser une chance à cette offre de faire repartir notre entreprise!  Les actionnaires Nimbus et Varova en ont les moyens mais ils préfèrent quitter l’entreprise et déménager du matériel.  Leur mutisme est honteux alors qu’ils devraient aider l’entreprise.

L’Etat, la collectivité territoriale et la Caisse d’Epargne ont été trop complaisants pendant des mois avec les actionnaires  historiques en les laissant organiser leur fuite ! Il faut donc désormais qu’ils interviennent pour qu’une solution industrielle de qualité puisse être construite et permettre de donner un nouvel élan à la Chocolaterie de Bourgogne et de l’espoir à ses salariés.

En décembre dernier la CFDT avait mené deux actions : 

  • le mardi 19 Place Darcy à 9 heures pour informer la population et distribuer des papillottes et,
  • le mercredi 20 à 14 heures devant la Cité judiciaire boulevard Clémenceau où le tribunal de commerce doit statuer sur la situation de l’entreprise et les propositions de reprise.

Le tribunal de commerce avait donné au seul repreneur potentiel restant en lice, LACASA, jusqu'au 11 janvier pour peaufiner son offre.

Pour la CFDT, l’offre LACASA doit être améliorée sur le versant social. Nous demandons que les représentants de ce groupe puissent être entendus rapidement par le tribunal pour expliquer leur projet qui semble industriellement sérieux.

Par contre, la CFDT ne soutiendra pas la demande des créanciers d’améliorer le montant de reprise des actifs.

Si sa candidature est acceptée, LACASA, groupe industriel familial, ne doit pas subir les conséquences du désastre financier antérieur, ni les montages juridiques de fiducie destinés à nous spolier de notre outil de travail. Pour la CFDT, le repreneur doit concentrer tous ses efforts financiers sur la remise en état et le redémarrage de l’usine, puis sur l’investissement commercial et industriel. Chocolaterie de bourgogne a des atouts industriels et des salariés

Pour soutenir ces propositions,  les élus CFDT de la Chocolaterie de Bourgogne appellaient à nouveau à un rassemblement à Dijon devant le tribunal de commerce ce jeudi 11 janvier 2018 à 15 heures (voir plus haut)

 

 photo tribunal chocolaterie

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